Cette année nous commémorons le centenaire de la Grande Guerre – un des conflits les plus sanglants et les plus meurtriers de l’histoire. Dix millions de personnes restent sur les champs de bataille, à l’issue des combats, des régions importantes d’Europe centrale rappellent des paysages lunaires, des nations entières sont ruinées et se retrouvent confrontées au spectre de la catastrophe nationale. La Bulgarie, guidée par sa volonté de faire revenir dans le giron national les terres restées en dehors des frontières et peuples en majorité de Bulgares, a elle aussi droit à son lot de souffrances que subissent vainqueurs et vaincus…
La neutralité. Au début, le cabinet du premier ministre Vassil Radoslavov déclare aux yeux du monde, que la Bulgarie gardera la neutralité « fusil aux pieds ». La première année du conflit armé, elle refuse d’intégrer aucune des deux coalitions, d’un côté la Triple Entente (France, Russie, Grande-Bretagne, Serbie, etc.) et de l’autre la Triple Alliance (Allemagne, Autriche-Hongrie et l’Empire ottoman). Or, vu sa position géostratégique clé, on se rend vite compte que la neutralité ne sera pas possible. Le cabinet guette le bon moment pour s’y engager et soupèse les chances de la bonne coalition à laquelle rattacher le pays. Alors, le Royaume de Bulgarie devient l’objet d’une cour sans répit de la part de l’Entente et de la Triplice qui se prolonge pendant tout l’été 1915. Au final, la promesse faite par l’Allemagne sur la restitution des territoires perdus à l’issue de la Guerre interalliée de 1913 prend le dessus. Le gouvernement bulgare s’allie aux forces de la Triple Entente et le 23 septembre 1915 décrète la mobilisation générale.
Le 14 octobre, le tzar Ferdinand signe le manifeste, déclarant la guerre à la Serbie. Les effectifs de la première et de la deuxième armée pénètrent à marche forcée dans la région de la rivière Morava, en Serbie de l’Est et la Macédoine de Vardar. A Krivolak, en Macédoine, les troupes bulgares écrasent les forces anglo-françaises et l’armée serbe est mise en dérouté et doit se retirer à travers les reliefs escarpés des montagnes albanaises. Plus tard, elle est transférée sur le front du sud via Corfou. Ce faisant, la Bulgarie inclut dans ses frontières une grande partie des terres bulgares à l’Ouest. Néanmoins, l’avancée des forces bulgares est stoppée sur ordre du haut commandement allemand, car la Grèce hésite toujours de quel côté s’engager…
La guerre au Nord. En août 1916, la Roumanie entre dans la guerre du côté de l’Entente et le 1er septembre, la Bulgarie lui déclare la guerre. Au 7 janvier 1917, toute la Dobroudja est libérée. Un mois auparavant Bucarest tombait aux mains des soldats bulgares. Aux termes des traités de Brest-Litovsk et de Bucarest de 1918, la Roumanie et la Russie sortent de la guerre, mais la Bulgarie ne réussit qu’à sauvegarder que le Sud de la Dobroudja. A l’issue de lourds combats en Macédoine, fin 1916 la Bulgarie perd aussi la ville de Bitola.
La fin. La deuxième catastrophe nationale. En 1918, la Triplice subit des coups durs, les économies des pays qui en font partie s’essoufflent, la main-d’oeuvre vient à manquer. Après la défaite de Dobro polé et en dépit de la victoire historique remportée à Doyran, les forces armées bulgares se voient contraints de battre en retraite et une partie marche sur Sofia, réclamer des comptes au pouvoir. C’est l’insurrection de Vladaya, connue comme l’insurrection des soldats. Dans cette situation compliquée, le 29 septembre est signé l’armistice de Salonique qui met un terme à la participation du pays à la guerre. Ferdinand abdique en faveur de son fils Boris. La Bulgarie doit faire face à une deuxième catastrophe nationale après celle de la Guerre interalliée de 1913. Les populations elles, auront à se débattre contre l’inflation galopante, l’économie en ruine, la misère et la faim. Près de 115 mille morts sur les champs de bataille, des parties importantes de son territoire amputées, des réparations de guerre intenables et naufrage de l’idéal de réunification nationale. Rien d’étonnant à ce que, à l’issue de la signature du traité de Neuilly, le 27 novembre 1919, qui met officiellement fin à la participation de la Bulgarie au plus grand conflit mondial de l’époque, le premier ministre Alexandre Satmboliyski brisa son stylo de colère.
Version française : Roumiana Markova
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