Une exposition enchante depuis quelques jours les visiteurs de la fameuse école de Kotel, construite en 1869. Il s’agit d’une collection de « Tapis et tissus d’époque » que nous présente la conservatrice du musée de la ville, Véra Taskova : 
“Kotel peut être considéré comme la capitale de la tapisserie bulgare. Et c’est ce que révèle cette exposition qui montre l’évolution des métiers, depuis la confections des carpettes artisanales jusqu’aux célèbres tapis de Kotel, connus dans le monde entier. Pour pourrez voir ainsi des tapis qui ont entre 150 et 200 ans et qui se distinguent par la richesse de leurs ornements, en forme de coliers, de demi-lunes, d’étoiles... Tout est une question d’imagination et d’habileté des mains des tisserands. Vous pouvez aussi voir un très vieux métier à tisser qui sert toujours. Cette collection de tapis est vraiment unique en son genre et l’exposition attire de nombreux visiteurs. Certains modèles frisent la perfection...”
Les couleurs restent toujours aussi vives, c’est à se demander comment elles ont résisté à l’usure du temps ? 
“En fait, il n’y a que notre tapis le plus ancien qui a 250 ans dont les couleurs sont naturelles, poursuit son récit Véra Taskova. – Ces couleurs sont un peu plus mates, mais extrêment résistantes. Notre plus récent tapis n’a que 110 ans, mais ses couleurs sont éclatantes et entièrement chimiques. Pour ce qui est des teintures naturelles, c’est une botte de cébettes qui donne le vert, le brun est obtenu à partir d’une décoction de noix, la couleur noire vient directemement de la suie des cheminées, et enfin le bleu, couleur royale, est celle du bleuet. Passionnant, non? “ 
D’après Véra Taskova, à Kotel, les traditions de la tapisserie sont toujours vivantes. Fondée en 1933, la coopérative-atelier qui porte le nom de la ville fonctionne toujours à plein régime. Inutile de vous dire aussi que 70 à 80% des visiteurs de l’exposition sont des étrangers qui souvent repartent avec un joli tapis... Histoire de garder un souvenir de plus de la Bulgarie...

Version française: Sonia Vasséva
Crédit photos : Chefkie Cakar et ranica.eu
Le khoro bulgare est bien plus qu’une simple danse, c’est un cercle mystique qui encapsule l’esprit inaltéré de notre peuple, ses traditions et son unité. C’est ainsi que la journaliste Milena Milotinova décrit l’essence de son dernier film..
Ce 22 novembre, un "Catalogue en ligne des khoros et danses bulgares", dont l'idée appartient à l’Association des ensembles de musique traditionnelle bulgare à l’étranger, sera présenté dans trois villes européennes de trois pays : Lyon, Munich et..
Dès l’arrivée des premiers froids, il est temps de préparer les conserves et autres légumes au vinaigre, connus comme la "tourchia" /ou pickles/ . Ces condiments faits maison et consommés pendant l'hiver s'inscrivent dans une tradition nationale, de..